Appel aux rassemblements de soutien ces 26 Juin et 6 Juillet
A quelques jours de l’audience au fond – reportée de multiples fois – des recours juridiques contre la déviation de Saint-Peray – ce mardi 23 juin au tribunal administratif de Lyon, à 9h -, on vient vers vous avec des nouvelles de la répression.
Le week-end « On fait pas l’Pont » s’est terminé il y a maintenant un mois. Pendant ce week-end mêlant festivités, manifestations et actions de désobéissance civile visant à bloquer les travaux du pont-rail, la répression a été sévère : des intrusions injustifiées de policiers sur des terrains privés, des fouilles violentes, 24 interpellations, 12 gardes à vues… et 8 militant-es qui seront en procès ce 6 juillet à Valence.
Ce procès est l’aboutissement d’une répression acharnée : 35h de garde à vue, utilisation massive de la reconnaissance faciale pour tenter d’identifier les militant-es, violences physiques et psychologiques… tout ça pour avoir tenu une banderole et pour avoir refusé de donner leur identité. Et les procureur-es ne se sont pas arreté-es là : après leur GAV, 5 militant-es ont été envoyé.es en détention provisoire pour 3 nuits, jusqu’à leur comparution immédiate le lundi suivant. Les mesures de restriction de liberté ont finalement été levée par la juge, et un procès classique a été fixé au Lundi 6 juillet.
Envoyer des militant-es en prison pour une action de cet ordre, avant même leur procès, ce n’est pas de la justice : c’est la stratégie du choc carcéral, c’est un objectif de traumatiser, de museler toute opposition à l’Etat policier.
Ce n’est pas la première fois que ces méthodes sont utilisées contre les opposant-es de la déviation de Saint-Péray.
Il y a quelques mois, lors de l’occupation du bois du Hérisson, un-e militant-e avait été interpellé-e lors d’une action visant elle aussi à ralentir les travaux illégaux et destructeurs….
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