L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée par le paludisme dans le monde. Onze pays de cette région représentent les deux tiers du fardeau mondial.
La Journée mondiale contre le paludisme est célébrée le 25 avril. Quels progrès ont été réalisés dans la lutte contre cette maladie, quelles sont les lacunes et que fait-on pour les combler ?
En tant que chercheurs spécialisés dans le paludisme en Afrique, nous pensons que le continent peut vaincre cette maladie. De nouveaux outils efficaces ont été ajoutés à la panoplie de lutte contre le paludisme.
Les chercheurs et les programmes de lutte contre le paludisme doivent toutefois renforcer leur collaboration. Cela permettra de garantir que les ressources limitées soient utilisées de manière à avoir le plus grand impact possible.
Les chiffres
Des progrès ont été réalisés, mais dans certains cas, il y a eu des reculs.
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Entre 2000 et 2015, le nombre de nouveaux cas a diminué de 18 %, passant de 262 millions en 2000 à 214 millions en 2015. Depuis lors, les progrès ont marqué le pas.
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L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ 2,2 milliards de cas ont été évités entre 2000 et 2023. En outre, 12,7 millions de décès ont été évités. En 2025, 45 pays seront certifiés exempts de paludisme. Seuls neuf de ces pays se trouvent en Afrique. Il s’agit notamment de l’Égypte, des Seychelles et du Lesotho.
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L’objectif mondial fixé par l’OMS était de réduire de 75 % le nombre de nouveaux cas par rapport à 2015. L’Afrique aurait dû signaler environ 47 000 cas en 2023. Au lieu de cela, 246 millions ont été recensés.
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Presque tous les pays africains où la transmission du paludisme est active ont connu une augmentation des cas de paludisme en 2023. Le Rwanda et le Libéria font exception.
Alors pourquoi les progrès stagnent-ils et, dans de nombreux cas, s’inversent-ils ?
Les revers
La lutte efficace contre le paludisme est extrêmement difficile….
Auteur: Shüné Oliver, Medical scientist, National Institute for Communicable Diseases

