Cet été, les athlètes français seront sous nos yeux pour tenter de remporter des médailles. Or, leurs performances sont aussi liées à ceux qui ne sont pas directement sous le feu des projecteurs : leurs entraîneurs.
Aujourd’hui, l’encadrement des sportifs intègre de nombreuses dimensions de la performance, de la préparation physique à la technique, en passant par la nutrition. Cependant, dans le domaine de ce que l’on nomme communément « le mental », les connaissances restent limitées, bien qu’en psychologie du sport, l’entraîneur est souvent considéré comme le « premier préparateur mental ».
En tant qu’entraîneur, l’enjeu est de trouver la meilleure manière possible pour accompagner l’athlète vers ses objectifs. En tant que sportive ou sportif, il s’agit de s’appuyer sur ces orientations données par l’entraîneur pour performer, malgré les pensées et émotions intenses qui peuvent s’imposer.
La lutte, terrain d’étude privilégié
Pour comprendre le fonctionnement de cette relation entraîneur-athlète, nous avons étudié dans le cadre d’une thèse de doctorat comment l’entraîneur et l’athlète identifient, comprennent, utilisent et gèrent leurs propres émotions et celles de l’autre (ce que l’on nomme compétences émotionnelles), en compétition de lutte, que ce soit avant, pendant, ou après un match.
Nous ciblons la lutte, car cette discipline sportive olympique, une des plus anciennes, par sa nature et son organisation, se différencie des autres : un sport individuel de contact, de combat, à catégorie de poids. Les athlètes concourent dans un style en particulier : lutte libre, lutte féminine, lutte gréco-romaine. Les matchs durent deux fois 3 minutes, avec une mi-temps de 30 secondes. L’entraîneur est assis au « coin de tapis » durant tout le combat, peut parler à son athlète, et monte sur le tapis à la pause pour lui parler, lui donner à boire ou encore…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Sophie Barre, Doctorante en Psychologie du sport, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

