Dans cet article, Danielle Bullock, Eric Fretz et Keegan O’Brien, trois militant·es basé·es à New York, reviennent sur l’organisation des ripostes locales aux attaques anti-trans de l’administration Trump, en particulier dans les écoles et les hôpitaux.
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L’offensive implacable de Trump contre les personnes transgenres est l’une des caractéristiques de son second mandat. Comme toutes ses récentes attaques contre les libertés civiles, l’offensive contre les personnes transgenres a été rapide et spectaculaire dès les premiers mois de sa présidence. Depuis son entrée en fonction, le président a signé cinq décrets visant les personnes transgenres, leurs soins de santé, leur éducation et leur capacité à participer à la vie publique.
L’intensification soudaine de ces attaques a semé l’inquiétude jusque chez les personnes trans vivant à New York (NYC), pourtant considérée depuis longtemps comme un bastion de résistance queer et trans, ainsi qu’un refuge relatif face à l’agenda transphobe de la droite qui déferle sur le pays depuis plusieurs années. À NYC, les soins d’affirmation de genre sont disponibles à la fois dans les hôpitaux publics et privés ; les règlements scolaires publics de la ville et de l’État protègent explicitement les droits des jeunes trans, et les agences municipales sont encadrées par une politique anti-discrimination trans-inclusive. Plus récemment, le conseil municipal a adopté une législation ambitieuse visant à renforcer les droits des communautés trans et non-binaires.
Il faut cependant se rappeler que ce statut protecteur est le fruit de luttes. En 1969, New York était une ville dangereuse pour les jeunes queer, et le Christopher Street Park, dans le West Village, n’offrait qu’un abri précaire face aux violences et aux abus dont étaient victimes les jeunes LGBTQ+ dans l’espace public. L’explosion a eu lieu cet été-là, le 28 juin, lors…
Auteur: redaction

