Fondée sur des piliers tels que la tradition et l’exclusivité, la dynamique de l’industrie du luxe la distingue de toutes les autres. Les attentes élevées des consommateurs et leur volonté de payer pour la qualité augmentent le niveau d’exigence dans les processus de production : les marques situées au sommet de la chaîne se doivent d’offrir à leur public ce que l’argent peut acheter de mieux. Montres, parfums, chaussures, sacs, vêtements, lunettes… le client attend d’avoir le sentiment de posséder quelque chose de supérieur et d’exclusif, capable de les placer à un niveau social supposément plus élevé.
Les firmes capables de répondre aux attentes sont récompensées par des bénéfices fabuleux et une croissance vigoureuse. Ce n’est pas un hasard si certains des plus grands conglomérats industriels du monde sont actuellement constitués d’un ensemble de marques du secteur, LVMH, de Kering, ou de Richemont, pour ne citer qu’eux.
Ces entreprises n’ont toutefois pas le luxe de pouvoir ignorer les grandes tendances de la société moderne, et notamment les exigences de durabilité. Les pressions qu’elles reçoivent pour adapter leurs produits et leurs processus de production afin de minimiser leur impact environnemental semblent de plus en plus fortes : remplacement des matériaux, réduction de l’utilisation d’emballages, délocalisation d’usines… Pas toujours évident pour des entreprises plutôt conservatrices et réticentes aux changements.
Davantage qu’une simple curiosité
Plusieurs épisodes ont notamment mis sur le devant de la scène la question du bien-être animal, le débat par exemple autour des élevages d’alligators et de crocodiles qui fournissent une grande partie du cuir utilisé par la société française Hermès. Selon l’organisation non gouvernementale People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), des fermes au Texas et du Zimbabwe élèveraient les animaux dans des…
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Auteur: Camila Lee Park, Associate Professor of Management, EDC Paris Business School

