Le spot publicitaire passe en boucle sur les chaînes de France Télévisions. Plusieurs athlètes français — le nageur multimédaillé Léon Marchand, la gymnaste Mélanie de Jesus dos Santos ou encore la joueuse de tennis Pauline Déroulède — s’échauffent sur les toits de Paris, en pleine nuit, face à la tour Eiffel illuminée. La vidéo d’une minute s’achève sur un slogan, « À nous deux, Paris ! », et le logo du groupe de luxe français LVMH, partenaire officiel des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Un sponsor inadmissible, selon Peta France.
« Aux dernières nouvelles, les Jeux olympiques sont censés représenter l’amitié, le respect et l’excellence ; et non la maltraitance, la torture et l’exploitation », a dénoncé l’association animaliste dans un communiqué du 24 juillet. Peta France reproche à la maison de haute couture — propriétaire des marques Louis Vuitton et Dior, entre autres — de continuer à vendre des accessoires fabriqués à partir de la peau d’animaux violemment abattus.
Il y a trois ans, la branche Peta Asie avait publié une enquête vidéo, dévoilant des images qui auraient été tournées dans deux abattoirs indonésiens approvisionnant LVMH. On y voyait des pythons frappés avec des marteaux, suspendus par leurs mâchoires puis gonflés d’eau, avant d’être écorchés de la tête à la queue. Les reptiles bougeaient parfois encore lors de ce funeste processus.
Dès 2016, Peta Asie avait également révélé que des élevages vietnamiens, qui fourniraient là encore des marques du groupe LVMH, électrocutaient des crocodiles avant de les abattre en suivant une méthode particulière : les employés égorgeaient les reptiles à la lame, et enfonçaient une tige métallique dans leur colonne vertébrale, alors qu’ils continuaient de remuer. Un éleveur reconnaissait, en caméra cachée, qu’il lui arrivait même de les…
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Auteur: Justine Guitton-Boussion

