Quelle est la réponse d’Emmanuel Macron à la mobilisation des lycéens, descendus en masse dans les rues pour réclamer un avenir meilleur ? Une consultation lycéenne en ligne, ouverte jusqu’au 23 octobre. Cahiers de doléances des Gilets jaunes, Convention citoyenne pour le climat… Ce n’est pas la première fois que le président affirme tendre l’oreille aux manifestants. Et à chaque occurrence, elle laisse aux intéressés un goût amer : celui de ne pas avoir été écoutés.
En 2018, Martine, 71 ans, avait adressé ses doléances par mail à la mairie de Brétigny-sur-Orge (Essonne), puis à l’Élysée dans le cadre du « grand débat national ». Récemment, elle s’est adressée à sa mairie pour retrouver son texte de doléances : « Le maire m’a dit qu’il les avait remises en main propre au président de la République ». « Qu’en a-t-il été fait ? », s’interroge la retraitée de la fonction publique. « Je refuse la remise en cause des acquis obtenus par des luttes antérieures », débutait le texte que Martine avait adressé en 2018 à Emmanuel Macron. « J’ai l’impression qu’en huit ans, rien n’a changé, et ça s’est même aggravé », constate-t-elle aujourd’hui, « révoltée ».
Participation massive, promesses « rompues »
En 2018, dans le cadre du dispositif des « mairies ouvertes » lancé par l’Association des maires ruraux de France, environ 20 000 cahiers ont été utilisés dans près de 17 000 communes, pour un total de quelque 225 000 contributions. Ce sont ensuite près de deux millions de contributions en ligne qui ont été enregistrées lors du « grand débat national » initié par Emmanuel Macron, qui s’était alors engagé à les prendre en compte.
Depuis plusieurs années, Fabrice Dalongeville, maire (sans étiquette)…
Auteur: Amélie Quentel, Léa Guedj
