Comment appréhende-t-on Parcoursup et l’inscription dans l’enseignement supérieur lorsqu’on a déjà vécu une expérience d’orientation scolaire subie ? Une enquête auprès de lycéens accompagnés par un programme de la Région Nouvelle-Aquitaine offre quelques éclairages. Premiers éléments d’analyse.
Le compte à rebours a commencé. À partir du 20 mai, les élèves de terminale professionnelle passeront les épreuves écrites du baccalauréat. Mais en parallèle du marathon des révisions, ils sont en attente d’un autre verdict, celui des résultats de Parcoursup, et donc du résultat de leurs candidatures dans l’enseignement supérieur.
Comment ces lycéens vivent-ils le processus d’orientation post-bac ? Comment appréhendent-ils la plateforme Parcoursup ?
Le programme ACCES – Accompagner vers l’enseignement supérieur – qui suit des élèves de terminale professionnelle en Nouvelle-Aquitaine pendant la procédure nous apporte quelques éclairages. Il montre que l’épreuve d’orientation commence pour ces élèves bien avant avec l’ouverture de la plateforme, là où se fabrique le rapport de ces élèves à l’institution scolaire.
Avant Parcoursup : des orientations souvent subies
Presque tous les élèves rencontrés partagent un point commun : leur arrivée en filière professionnelle n’a pas relevé d’un choix pleinement assumé. Un niveau scolaire jugé insuffisant pour la seconde générale, une offre locale réduite, un conseil d’orientation expéditif peuvent avoir conduit à cette orientation. La
Si le sujet a été abondamment documenté, cette orientation par l’échec vers la voie professionnelle prend un relief particulier rapporté à ce qui attend ces élèves sur Parcoursup. C’est avec ce passif qu’ils abordent la plateforme : un sentiment diffus d’avoir été triés avant même que la compétition ne commence.
Seuls face à la machine
Parcoursup demande des compétences qui…
Auteur: Alban Mizzi, Chercheur post-doctorant, Université de Bordeaux

