Manque de profs et de personnels, classes surchargées, lycées dégradés… Partout en France, des milliers de lycéennes et lycéens se mobilisent pour défendre le service public et leur droit à étudier dans des conditions décentes.
En réponse à cette mobilisation, Macron et son gouvernement répondent une nouvelle fois par la répression : interpellations massives, lycéennes blessées, interventions violentes aux abords des établissements. Un policier a même été filmé tirant à bout portant sur un lycéen. Et le contraste est d’autant plus violent que celles et ceux qui organisent sciemment la dégradation de l’école publique choisissent, eux, le privé pour leurs propres enfants.
Beaucoup de ces jeunes sont mineures et se mobilisent simplement pour leur droit à étudier dans des conditions dignes. Plutôt que d’entendre leurs revendications, le gouvernement les présente comme une menace à laquelle la seule réponse ne peut être que le déploiement des forces de l’ordre.
Cette réponse sécuritaire violente est aussi le symptôme d’un pouvoir aux abois, qui banalise toujours plus la répression des mouvements sociaux dans une fuite en avant fascisante.
Et en ce 29 septembre, cette mobilisation lycéenne fait écho à celle des agentes des services publics : mêmes politiques d’austérité, même services dégradés, même exigences de moyens.
Soutien aux lycéennes et lycéens mobilisées, pour leur droit à une éducation publique de qualité.
Auteur: Attac France
