Face à l’abandon du service public de l’Education Nationale, des lycéennes et des étudiantes se mobilisent depuis plusieurs jours afin d’exiger d’autres choix budgétaires.
Le mouvement touche désormais toute la France car ces revendications sont légitimes. En réclamant des profs, des rénovations de bâti, de meilleures conditions d’études et d’avenir, il met en exergue une politique de destruction systémique des services publics, pourtant vecteur de justice sociale. Cette destruction est la conséquence de choix, notamment fiscaux, au bénéfice des plus riches et des grandes entreprises, qu’Attac dénonce depuis des années.
Malgré l’ampleur de la mobilisation, l’exécutif reste sourd aux aspirations de la jeunesse et fait le choix d’une répression aveugle et violente. Ainsi, le jeudi 1er octobre a dépassé en nombre d’arrestations l’acte IV des Gilets Jaunes, journée la plus réprimée de cette mobilisation. Les forces de police, entre sentiment d’impunité et toute puissance adultiste, répondent avec zèle aux ordres de fermeté de leur ministère de tutelle.
Les libertés fondamentales d’opinion, d’expression, de manifestation, sont noyés sous des gaz lacrymogènes, des coups de matraques quand ce ne sont pas les flash-balls ou les tasers.
Ces mobilisations montrent qu’il n’y a ni fatalité ni résignation à avoir. Et que le pouvoir, qui fait le choix du bâton, est fragile. En témoigne l’abandon de frais d’inscription pour les étudiants en BTS et en classe préparatoire le soir même de l’annonce du projet de budget 2027.
D’autres choix de société, de répartition des richesses, sont indispensables, il ne tient qu’à nous de les imposer.
Attac apporte son soutien total au mouvement qui traverse la jeunesse.
Elle réclame la fin immédiate des violences policières, la libération des lycéennes interpellées et la garantie pour les jeunes de pouvoir exprimer librement leurs…
Auteur: Attac France
