Lymphomes T cutanés : ces cancers de la peau méconnus, mais en augmentation

Rares mais en augmentation, les lymphomes T cutanés sont des cancers qui se développent initialement dans la peau. Si la majorité des malades peuvent gérer leurs symptômes à vie, d’autres souffrent de formes agressives. Des travaux de recherche explorent des pistes prometteuses pour permettre de mieux contrôler la maladie sur le long terme.


Les lymphomes à cellules T cutanés, couramment dénommés lymphomes T cutanés, sont un groupe hétérogène de cancers de la peau dérivés des lymphocytes T, une sous-catégorie de cellules du système immunitaire, le système de défense de l’organisme pour lutter notamment contre les virus, bactéries et autres pathogènes.

Contrairement aux lymphomes ganglionnaires (lymphome de Hodgkin et lymphomes non hodgkiniens) qui affectent principalement les ganglions lymphatiques, les lymphomes T cutanés se développent initialement dans la peau. Ils peuvent se manifester sous différentes formes cliniques, allant de plaques et de taches rouges jusqu’à des nodules et des tumeurs.

Les lymphomes T cutanés sont classés en plusieurs sous-types, le plus courant étant le mycosis fongoïde. Ces maladies évoluent souvent de manière indolente au début mais peuvent progresser vers des stades plus agressifs et systémiques si elles ne sont pas traitées de manière adéquate.

Une incidence faible mais en augmentation

Rares, les lymphomes T cutanés affectent environ 1 sur 100 000 adultes chaque année. Mais leur incidence a augmenté au cours des trente dernières années. Cela est possiblement en lien avec une meilleure connaissance de ces pathologies – et, donc, une augmentation du diagnostic – mais aussi avec le vieillissement de la population et de potentiels facteurs environnementaux, un rôle des pesticides ayant été suspecté sur le fondement d’études épidémiologiques.

Bien que la plupart des patients diagnostiqués à un stade précoce de la maladie puissent gérer leurs symptômes…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Adèle de Masson, Professeur en dermatologie, Université Paris Cité