l a été élu – Mélenchon. Et il a « son » gouvernement. Tout commence. Tout, quoi ?
La réaction, en premier. Le tableau de ses mouvements est connu, il a déjà été dressé : médias en folie, marchés obligataires dégondés, taux d’intérêt ascensionnels, Banque centrale et Commission européennes prêtes à bondir, sabotage patronal. Entre réactions systémiques et intentions particulières de nuire, tout conspire à la mise en échec.
Bien sûr, dans les degrés de liberté de la politique économique, il y a de quoi manœuvrer : 1) convaincre une fraction du patronat d’au moins attendre et voir — et mesurer qu’elle peut trouver son compte, par exemple dans le compromis de la planification écologique ; 2) convaincre la Commission que la taxation des riches et du capital a au moins le mérite de rétablir la situation des finances publiques — et puis lui faire avaler qu’il y aura de-ci, de-là quelques « désobéissances » (aides d’État, marché de l’énergie, etc.) ; 3) à ce propos, parler à nouveau au patronat, lui expliquer que la redistribution fiscale fait les relances par la consommation et qu’elles lui sont en fait avantageuses — contrairement à ce qu’il croit (ou feint de croire), ce ne sont pas « les entreprises qui créent l’emploi », c’est la conjoncture telle qu’elle détermine le volume général de l’activité, et les quantités de travail, donc les créations de postes qui leur correspondent, et ceci dépend aussi des stimulations de la politique économique. Bref, expliquer à « tout le monde » que « ça va bien se passer » et qu’on se détende un peu.
Tout ceci, cependant, sous condition de rationalité minimale du camp du capital, et de sa capacité à se départir de son animosité viscérale-réflexe pour examiner un peu froidement ses intérêts objectifs. Malheureusement, on sait depuis Marx que la bourgeoisie quand elle est livrée à ses éructations n’est même…
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