Son téléphone portable n’est jamais très loin. Muawiya, 30 ans, ne tient pas en place. Ce jeune Syrien consacre sa vie à aider les autres. Lui est arrivé en France en 2015 avec sa famille. En janvier 2014, il a dû fuir Raqqa en quelques jours lorsque Daech a pris le contrôle de celle qu’on surnomme la Perle de l’Euphrate. Laisser ses souvenirs derrière lui pour sauver sa vie. Une fois arrivé à Paris, très vite, Muawiya apprend le français et obtient le statut de réfugié politique. En 2021, avec d’autres Syriens engagés dans la révolution, il fonde le collectif Al Beyt (la maison, en arabe). Leur objectif : collecter des fonds pour aider les familles de déplacés internes dans la province d’Idlib, dernière enclave rebelle au nord-ouest de la Syrie. Des femmes, des hommes qui n’ont pas eu l’opportunité de partir et qui s’entassent aujourd’hui dans des camps à perte de vue.
Le monde a oublié la Syrie. C’est donc à nous de faire exister notre pays et notre lutte.
Muawiya
« C’est important pour
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Céline Martelet

