Machines en flammes

Après une longue absence, la rubrique cyber-philo-technique revient sur lundimatin à l’occasion des sabotages de fibre optique du 27 avril dernier et de la projection à venir du film Machines in flammes par la librairie Michèle Firk sur les actions du CLODO (Comité pour la Liquidation ou le Détournement des Ordinateurs) aux alentours de Toulouse dans les années 80. L’article relie quelques fils pour tisser une compréhension de la numérisation du monde qui inclut les sabotages auxquels elle se confronte en permanence au cours de son histoire.

Le 26 avril dernier, des câbles de fibre optique ont été minutieusement coupés, provoquant des pertes de connexion au matin du 27 et de nombreuses déclarations, toutes unanimes, pour condamner ces « actes de malveillance » (Xavier Niel, patron de Free). Les défenseurs du numérique se sont précipités pour lancer l’alerte, manière de s’exonérer de toute responsabilité et d’en appeler de toute urgence à la police. Ce n’était pas un accident, « des pelleteuses ne coupent pas Internet en pleine nuit vers 3h40 du matin », fait ainsi valoir Nicolas Guillaume (important opérateur de fibres optiques). Le suivi « live » de la situation est du même ton :

Communiqué de la direction générale de Netalis (N4) : l’incident générique est une première pour Netalis en 7 années d’exploitation de notre réseau. Deux câbles longue distance d’opérateurs différents sont coupés à plusieurs centaines de kilomètres de distance. (…) Nous sommes en contact avec les différents opérateurs pour comprendre cet incident et obtenir des informations sur l’heure de rétablissement de nos services.

L’incident est survenu en pleine nuit à quelques dizaines de minutes d’intervalles. Un autre opérateur nous informe avoir perdu son lien Paris/Lille également, il est également lourdement impacté. Netalis poursuit la mise en place d’une solution de contournement et enverra un Retex à sa clientèle avec les actions prises dès rétablissement.
(Posté par Netalis, « opérateur de solutions numériques » le 27 avril)

Le 27 avril, on apprend ces coupures par Twitter, par des infos sur un smartphone, par chance ou presque on les devine par une connexion impossible. Dans 90% des cas, on l’apprend donc par l’intermédiaire d’un écran, lui-même éventuellement connecté, tout comme l’on vous parle de cette histoire sur un site internet auquel vous vous connectez via les connexions du réseau partiellement saboté le 27 avril passé. On se…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: lundimatin

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