Dans quelle posture sera la France au sommet européen suivant? La question a été dans tous les esprits jeudi à Bruxelles, les alliés d’Emmanuel Macron redoutant une cohabitation avec l’extrême droite aux multiples inconnues.
Les élections législatives françaises des 30 juin et 7 juillet n’ont « pas officiellement » été au menu du conseil européen qui s’est tenu dans la capitale belge, « mais bien sûr, c’est ce dont tout le monde parle », a déclaré durant la journée le Premier ministre hongrois Viktor Orban.
« La France est décisive en Europe, et de grandes choses peuvent s’y passer dimanche » lors du premier tour, a-t-il ajouté.
Le dirigeant nationaliste savoure le moment: il a souvent croisé le fer avec Emmanuel Macron, dont le camp libéral est donné défait dans les sondages, loin derrière le Rassemblement national de Marine Le Pen et Jordan Bardella, mais aussi derrière une coalition de la gauche.
Le chancelier allemand Olaf Scholz s’était lui dit dimanche « préoccupé par les élections en France ». Le social-démocrate a souhaité la victoire des « partis qui ne sont pas celui de Le Pen ».
D’autant que le RN a posé les jalons d’un bras de fer en cas de cohabitation entre le chef de l’Etat, en poste jusqu’en 2027, et un éventuel Premier ministre d’extrême droite issu des ses rangs.
Jordan Bardella a fait savoir son intention de nommer le futur représentant de la France à la Commission européenne s’il remporte les législatives et arrive à former un gouvernement.
« Honorifique »
Comme pour lui couper l’herbe sous le pied et bien montrer qu’il s’agit à ses yeux d’une prérogative présidentielle, Emmanuel Macron a annoncé dès jeudi à ses alliés libéraux européens sa volonté de reconduire le Français Thierry Breton comme commissaire, selon des sources européennes.
Devant la presse, le président s’est borné à dire que le commissaire sortant avant «…
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Auteur: AFP

