Il y a quelque chose de fascinant dans la capacité d’Emmanuel Macron à traverser les crises sans jamais remettre en cause ses propres décisions. C’est précisément ce que racontent les SMS qu’il a échangés pendant deux ans avec Françoise Degois, publiés dans le livre Vous êtes tous trop durs avec moi. On y retrouve un président persuadé d’être incompris, qui transforme la débâcle de la dissolution en opération anti-RN, méprise la gauche et distribue les bons points aux candidats de 2027. Il se plaint des journalistes, des commentateurs, de ses propres alliés et même de Gabriel Attal, son ancien protégé. En revanche, sur sa propre responsabilité dans la montée de l’extrême droite, c’est silence radio. Macron préfère imaginer une grande coalition centriste et prédire les faux pas de Marine Le Pen. Quant à l’après-présidence, il ne compte pas vraiment rentrer dans le rang. Il veut faire du business, si possible hors de France, et surtout ne dépendre de personne. Le pouvoir lui va si bien qu’il cherche déjà comment le conserver autrement.
Auteur: Le Média
