« Macron, coprince d’Andorre, bouge ton cul, les Andorranes sont dans la rue »



Ce lundi 4 décembre, Vanessa Mendoza Cortés va être jugée pour avoir défendu le droit à l’avortement. Le lecteur pourrait croire que le procès se déroule en Amérique centrale ou en Amérique latine, des zones où le Mexique, le Nicaragua, le Chili ou le Brésil criminalisent, à des degrés divers, l’interruption volontaire de grossesse (IVG). En réalité, Vanessa Mendoza Cortés est une citoyenne de la principauté d’Andorre, micro-État coincé entre la France et l’Espagne.

Dans ce paradis fiscal de 80 000 habitants, l’IVG est rigoureusement interdite, même en cas d’inceste, de viol ou lorsque la grossesse met en danger la vie de la mère. Enfreindre cette règle expose à une peine de six mois de prison pour la femme enceinte et de trois ans de prison pour le médecin pratiquant l’intervention. « Nous avons eu le cas de filles violées à 12 ans et obligées et donner la vie à 13 », regrettait dans un rapport remis à l’ONU en 2019 l’association féministe locale Stop Violències Andorra (SVA). En conséquence, les femmes souhaitant mettre fin à leur grossesse sont obligées de se rendre à leurs frais en France et en Espagne, notamment à Foix (Ariège) et en Catalogne. « Nous ne pouvons pas évaluer l’ampleur du problème car l’État ne fournit évidemment pas de données », précisait SVA, qui met néanmoins en avant des chiffres apportés par le système de santé publique catalan : environ 100 Andorranes avorteraient chaque année.

Nous avons eu le cas de filles violées à 12 ans et obligées et donner la vie à 13.

Stop Violènces Andorra

Cette association est présidée par la psychologue et militante Vanessa Mendoza Cortés. En 2019, au nom de celle-ci, elle soumet ces observations au Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEW) et…

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Auteur: Martin Fort

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