Ce titre n’est pas une provocation. Il est un simple constat, un énoncé descriptif, comme on dit en sciences humaines, et non prescriptif. Nulle menace, donc, ni même d’appel au meurtre, bien sûr. La mort sociale de Macron est un fait : cet homme ne peut plus vivre avec les autres ni sortir dans la rue ; il s’est construit plus terrible sort que le bracelet électronique, car il s’est auto-infligé une peine de mort sociale, dont les effets relèvent de la mise en danger de son intégrité physique. Latente, potentielle, cette menace pourrait surgir du face à face avec n’importe quelle citoyenne française. Justice implacable de la sanction immanente !
« …la tentative de suppression brutale d’un tyran est vaine,
à moins que l’on ne supprime les causes, par ailleurs,
dont est résultée la tyrannie du prince. »
Spinoza, Traité de l’autorité politique, V, § 7
(abondant Machiavel)
Le pouvoir est toujours deux choses à la fois : politiquement, il est détestable par sa brutalité et sa nocivité ; épistémologiquement, il est misérable par sa bêtise et son incompétence. Être dominante ou parvenue, c’est opérer dans un monde fait pour soi, où tout coule au service de soi ; on est donc forcément amenée à ne pas avoir besoin de comprendre les autres et les milieux dont on jouit. Alors, comme dirait Bourdieu, à force de ne jamais avoir à comprendre les nécessités du social, on ne comprend rien à rien. Macron est un pur produit de cela : il est complètement crétin et dangereux à la fois.
Mais cette infinie misère n’invite à aucune commisération : elle est la part d’ombre, nullement enviable, du pouvoir. Ne perdons pas une miette de notre temps à les plaindre, car on a mieux à faire : combattre les nuisances innombrables que l’extorsion de leurs privilèges abat sur nous, et la stupidité subséquente de leur réponse à notre révolte – taper, mater, mutiler,…
Auteur: dev
