Le 18 juin, neuf jours après avoir offert à l’extrême droite antisémite, raciste et xénophobe le nouveau cadeau, venant après tant d’autres, d’une dissolution qui lui ouvrait un rapide raccourci vers le pouvoir, Emmanuel Macron, chef de l’État français, a fustigé, comme pour mieux salir la mémoire de l’appel gaullien à la résistance dont il prétendait ce jour-là célébrer l’anniversaire, ce qu’il a appelé le « programme totalement immigrationniste » du Nouveau Front populaire, au sein duquel la gauche s’est unie contre cette extrême droite antisémite, raciste et xénophobe.
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L’adjectif « immigrationniste » ne se trouve pas dans les dictionnaires : il a été forgé par l’extrême droite antisémite, raciste et xénophobe – chez qui Emmanuel Macron est donc allé, en toute conscience et très volontairement, chercher ce mot dégueulasse. Neuf jours plus tard, le 27 juin, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié son nouveau rapport annuel « sur la lutte contre l’antisémitisme, le racisme et la xénophobie » en France. On lit dans ce rapport que, deux années après la réélection d’Emmanuel Macron, l’intolérance continue de progresser dans ce pays, pour la deuxième année consécutive.
Deux années après la réélection d’Emmanuel Macron, l’intolérance continue de progresser dans ce pays.
On y lit aussi que « c’est le sentiment anti-immigrés qui apparaît le plus corrélé aux autres formes de haine », et qu’« ainsi, une personne rejetant fortement les immigrés sera plus encline à exprimer par ailleurs une opinion misogyne, antisémite, anti-islam, anti-communautariste, à se dire raciste ou…
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Auteur: Sébastien Fontenelle

