Un an après avoir utilisé la dissolution surprise de l’Assemblée nationale en juin 2024, Emmanuel Macron dispose à nouveau de ce « bouton rouge », mais semble hésiter à s’en servir.
Un an après avoir utilisé la dissolution surprise de l’Assemblée nationale en juin 2024, Emmanuel Macron dispose à nouveau de ce « bouton rouge », mais semble hésiter à s’en servir. La dissolution devait clarifier la vie politique française, mais a au contraire creusé le chaos. L’exécutif est affaibli, le gouvernement divisé, et François Bayrou, chef de gouvernement, apparaît comme un capitaine sans boussole. Si la gauche a remporté les législatives, Macron a verrouillé l’accès au pouvoir, suscitant critiques et accusations de mépris démocratique.
Malgré une Assemblée fragmentée, la machine parlementaire continue de fonctionner : plus de lois sont adoptées qu’avant, souvent grâce à des compromis entre oppositions diverses. LFI reste la force la plus opposée à Macron, tandis que le Rassemblement National, qui s’autoproclame opposant n°1 au pouvoir, s’aligne 7 fois sur 10 sur les votes de la majorité.
Macron, de plus en plus isolé et impopulaire, entretient le suspense sur ses intentions. Son « bouton rouge » reste un joker politique, potentiellement utilisé pour sauver une carrière incertaine face à une opposition fragmentée mais déterminée
Auteur: Le Média

