Macron, Pécresse, Le Pen, Zemmour… qui creusera le plus les inégalités ?

Or, si l’on se fie aux sondages, trois des candidats parmi les mieux placés aujourd’hui pour accéder au second tour apparaissent au moins aussi dangereux : Marine Le Pen et Eric Zemmour prônent des thèses nationalistes, identitaires et xénophobes, tandis que Valérie Pécresse reprend à son compte le vocabulaire et certaines propositions de l’extrême-droite. Fidèle à ses positions recherchant des bouc-émissaires, la droite extrême cherche à séduire les classes populaires et moyennes en faisant croire que nos difficultés seraient causées par les immigrés ou les personnes de confession musulmane. Le débat politique est aujourd’hui saturé par les thématiques identitaires et xénophobes.

Pourtant, si l’on s’intéresse à leurs programmes économiques, il est troublant, pour ne pas dire confondant, de voir la similarité des propositions de Marine Le Pen, Eric Zemmour, Valérie Pécresse et Emmanuel Macron. S’il existe des différences entre ces quatre candidat·es, tou·tes portent des propositions comparables, dans une forme de surenchère sidérante et dangereuse pour approfondir la logique libérale, ce qui aboutirait à creuser encore davantage les inégalités ainsi que l’injustice fiscale et sociale.

C’est ce que nous avons montré dans le rapport sur « Les candidats des inégalités », publié ce jeudi 3 mars.

Une fiscalité en faveur des plus riches

Aucun·e des candidat·es des inégalités ne veut remettre en cause le prélèvement forfaitaire unique (PFU) instauré par Emmanuel Macron en 2017, alors qu’il est désormais démontré que le seul effet de cette mesure a été de doper le versement des dividendes, en faveur des plus fortunés.

Aucun·e ne recommande de procéder à une « revue des niches fiscales ». Bien au contraire, Valérie Pécresse veut doubler le crédit d’impôt pour l’emploi d’un·e salarié·e à domicile, alors que les plus riches seraient les grands gagnants d’un renforcement de ce dispositif ; Eric Zemmour veut doubler le quotient familial (donc doubler l’économie d’impôt qui résulte de l’application des parts et des demi-parts du quotient familial), ce qui bénéficierait surtout aux 5 % de ménages les plus riches. Quant à Marine Le Pen, elle propose une exonération d’impôt sur le revenu des moins de 30 ans, qui bénéficierait surtout aux jeunes aisés et non à ceux qui, en raison du niveau de leur revenu, ne paient pas d’impôt sur le revenu.

Emmanuel Macron a supprimé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour le remplacer par…

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Auteur: Attac France, Raphael Pradeau