Macron, saboteur en chef

« Imaginez que la pollution de l’air cause chaque année 50 000 décès, parfois des enfants. […] J’annonce que, si les Français me font confiance à nouveau, nous lancerons immédiatement un effort massif de purification de l’air, dans nos écoles, nos hôpitaux, et dans tous nos bâtiments publics. » Voilà ce que déclarait Emmanuel Macron sous le soleil de Marseille, le 16 avril 2022.

Deux ans plus tard, que sont devenues ces annonces ? Bien avant l’épidémie de covid-19, de nombreuses « jeunes pousses » consacrées à ce sujet avaient été créées par des élèves d’écoles d’ingénieurs. S’ils avaient existé, les « Air Pur Macron » auraient créé une nouvelle filière, ils auraient rassuré enfants, parents, personnes âgées, malades et personnels. Ils auraient grandement réduit les dépenses de santé. Etc. Quel invraisemblable gâchis !

Partout, c’est la commande publique, la recherche publique, les subventions publiques qui guident l’innovation.

Partout, c’est la commande publique, la recherche publique, les subventions publiques qui guident l’innovation, les créations d’emplois privés bien rémunérés. C’est ce que nous avons si bien su faire avec le TGV, le nucléaire, le bâtiment et les travaux « publics », etc. Mais, pour que ça marche, comme c’est le cas aux États-Unis et bien plus encore en Chine, il faut réserver ces fonds aux entreprises nationales.

Aucun pays au monde ne pratique un absurde libre-échange tel celui de la France dans l’Union européenne, et de l’UE vis-à-vis du reste du monde. Nous sommes l’un des pays où l’utilisation de la force de travail coûte le plus aux entreprises. Nous avons longtemps compensé ce surcoût par une productivité élevée. Mais c’est finito : la productivité moyenne baisse en France, quand elle augmente très fortement ailleurs, notamment en Asie.

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