Au sommaire de cette émission :
Emmanuel Macron serait-il en train de magouiller avec les dates de la prochaine présidentielle ? Nils a enquêté.
On va aussi parler de la nouvelle erreur de Gérald Darmanin qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.
Le président a tranché : les premier et second tours de l’élection présidentielle auront lieu respectivement les 18 avril et 2 mai 2027. Sauf que ce choix, validé en Conseil des ministres ce mercredi, est vivement critiqué par les oppositions, de la droite à l’extrême droite, mais aussi par la gauche et les syndicats.
En cause : le second tour se tiendra au lendemain du 1er mai, journée de mobilisation syndicale à l’occasion de la Fête du Travail. Or, Emmanuel Macron disposait de deux options : organiser le scrutin les 11 et 25 avril, ou retenir les dates qu’il a finalement choisies.
À l’Élysée, on assure que le chef de l’État a voulu tenir compte des vacances de printemps qui, selon les zones (A, B, C et la Corse), s’étalent du 3 avril au 3 mai 2027. Le 2 mai, une seule zone sera encore concernée, et il s’agira de la veille de la rentrée, ce qui, selon le palais, pourrait favoriser une plus forte participation.
Mais pourquoi une telle défiance à l’égard de ce calendrier ? Une première hypothèse tient au précédent de 2022. Cette année-là, le second tour de l’élection présidentielle, remporté par Emmanuel Macron, s’était tenu le 24 avril. Le Conseil constitutionnel, présidé alors par Laurent Fabius, avait proclamé les résultats le 27 avril, et la cérémonie d’investiture avait eu lieu à l’Élysée le 7 mai 2022.
Il serait donc logique de considérer que son mandat actuel s’achève, cinq ans plus tard, le 7 mai 2027. Mais ce n’est pas le calendrier retenu : Emmanuel Macron a pris quelques libertés avec les usages…
Auteur: Le Média

