Macronie : l’extrême diabolisation de la gauche

Emmanuel Macron et les siens ne l’avaient pas vu venir. Que les gauches puissent s’allier en un temps record après une campagne européenne faite de divisions idéologiques était une idée inimaginable pour la Macronie. À la traîne dans les sondages – Ensemble pour la République est crédité d’environ 20 % des intentions de vote, c’est-à-dire à 10 points derrière le Nouveau Front populaire (NFP) et à plus de 15 points derrière le Rassemblement national (RN) –, Gabriel Attal et la coalition présidentielle prennent désormais une pente dangereuse : la diabolisation de la gauche.

Le 18 juin sur l’île de Sein, pour le 84e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, le chef de l’État pointe « les choses ubuesques » du programme du NFP, comme « aller changer de sexe en mairie » et le caractère « totalement immigrationniste » des propositions de gauche. Emmanuel Macron ne s’empêche donc pas de reprendre les mots chers à l’extrême droite pour disqualifier la gauche. Six jours plus tôt, à Paris, le président n’a pas hésité à mettre un signe égal entre « les extrêmes », tout en accusant la gauche d’antisémitisme et de communautarisme.


Sur le même sujet : Macron et l’extrême droite : histoire d’un naufrage

Le 20 juin, Gabriel Attal reprend à peu près l’argumentaire en rangeant le RN et l’alliance des gauches dans le camp du « désordre ». Le 23 juin, Emmanuel Macron en remet une couche dans une lettre adressée aux Français publiée dans la presse quotidienne régionale. Dans ce texte, il estime que l’alliance des gauches « refuse la clarté sur la laïcité et l’antisémitisme » et prétend que l’offre politique qu’il représente « est la seule à pouvoir à coup sûr…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Lucas Sarafian

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com