« Il prend note de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de suspendre immédiatement la participation du pays à toutes les activités de l’Union, de ses organes et institutions, jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays », a dit son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse.
« Le Secrétaire général encourage toutes les parties prenantes malgaches, y compris la jeunesse, à œuvrer ensemble pour s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité dans le pays. Il réitère la disponibilité des Nations Unies à soutenir les efforts nationaux visant à atteindre cet objectif, en collaboration avec l’Union africaine, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et d’autres partenaires internationaux », a-t-il ajouté.
Contestation populaire
Après plusieurs semaines de contestation populaire, les autorités militaires ont pris le pouvoir à Madagascar mardi 14 octobre, peu après la destitution du Président Andry Rajoelina par l’Assemblée nationale, que le Président avait dissoute quelques heures plus tôt.
Les militaires ont promis des élections d’ici deux ans et affirmé qu’il n’y avait pas eu de coup d’Etat. Le colonel Michaël Randrianirina doit être investi Président vendredi.
Andry Rajoelina, qui a confirmé jeudi qu’il avait quitté le pays, conteste l’acte de destitution voté par l’Assemblée nationale malgache et dénonce une dérive inconstitutionnelle.
Le mouvement de contestation né le 25 septembre dans la capitale Antananarivo dénonçait au départ les coupures incessantes d’eau et d’électricité puis plus largement le coût de la vie, le chômage et la corruption.
Fin septembre, le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, s’était dit choqué par la réponse violente des forces de sécurité aux manifestations, faisant état alors d’au moins 22 personnes tuées et de plus…
Auteur: Nations Unies FR

