« Nous recevons des informations inquiétantes faisant état de violences continues de la part de la gendarmerie contre les manifestants, notamment à Antananarivo », la capitale malgache, a prévenu le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, dans un message sur le réseau social X.
Le chef des droits de l’homme, Volker Türk, « renouvelle son appel aux forces de sécurité pour qu’elles cessent tout recours à la force inutile et respectent les droits à la liberté d’association et de réunion pacifique », a ajouté le Haut-Commissariat.
Les manifestations pacifiques ont commencé dans la capitale Antananarivo le 25 septembre. D’autres manifestations ont rapidement éclaté dans huit autres grandes villes du pays.
Des morts et des blessés
Fin septembre, Volker Türk, s’était dit choqué par la réponse violente des forces de sécurité aux manifestations, faisant état alors d’au moins 22 personnes tuées et de plus d’une centaine d’autres blessées.
M. Türk avait rappelé que le droit international relatif aux droits humains est particulièrement strict quant à l’usage des armes à feu : elles ne peuvent être utilisées par les forces de l’ordre que lorsque cela est strictement nécessaire pour protéger des vies ou prévenir des blessures graves résultant d’une menace. Il avait également exhorté les autorités malgaches à mener des enquêtes rapides, approfondies, indépendantes et transparentes sur les violences et à traduire en justice les responsables de ces violences.
Mercredi 8 octobre, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné la nécessité d’un dialogue à Madagascar, alors que les manifestations antigouvernementales entraient dans leur troisième semaine.
« Le Secrétaire général suit de près la situation à Madagascar et est profondément attristé par les pertes humaines tragiques et les destructions de biens survenues depuis le début des manifestations menées…
Auteur: Nations Unies FR

