« Maintenant, il doit rassembler tout le monde » : les sénateurs PS attendent « des signes » d’unité de Raphaël Glucksmann

La primaire de la gauche sociale-démocrate passée, le PS a maintenant un candidat, Raphaël Glucksmann. Mais le parti va-t-il se ranger comme un seul homme derrière le leader de Place Publique ? Entre l’absence d’un candidat encarté PS, et la déception des perdants, Olivier Faure en tête, l’appareil socialiste va-t-il bien se ranger et pousser en faveur du vainqueur de la primaire ?

La menace de l’extrême droite « fout la frousse à tout le monde » et pousse au rassemblement

Du côté du groupe PS du Sénat, ce mardi, où les sénateurs socialistes se sont retrouvés pour la traditionnelle réunion de groupe, on était plutôt confiant sur ce plan. « C’est tout à fait normal qu’il reste des traces après la bataille », reconnaît le sénateur des Landes, Eric Kerrouche, qui a soutenu Raphaël Glucksmann, « mais je vois surtout la volonté de ne pas se diviser face à l’extrême droite ». Pour le sénateur des Landes, rester uni, « c’est même existentiel », au moment où le pays pourrait basculer aux mains du RN. « Ça fout la frousse à tout le monde », confie le sénateur. De quoi pousser à serrer les rangs et oublier l’amertume laissée par la défaite. Colombe Brossel, sénatrice PS de Paris, n’a pas de doute non plus que les « socialistes seront à la hauteur de l’enjeu ».

« C’est trop tôt pour savoir si tout le groupe sera derrière Raphaël Glucksmann », tempère le sénateur de la Moselle,…

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Auteur: François Vignal