Lors d’un exposé devant les membres du Conseil de sécurité, Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de paix, a souligné que la police de l’ONU est essentielle au maintien de la paix, opérant dans des conditions de plus en plus difficiles, face au crime organisé, à la corruption, aux violations des droits de l’homme et à la faiblesse des institutions.
« Chacun d’entre nous ici dans cette salle – États membres, membres du Conseil, pays hôtes, militaires, policiers et contributeurs financiers – a un intérêt dans le succès des opérations de maintien de la paix », a-t-il déclaré.
« Cela n’est jamais aussi vrai qu’à des moments comme ceux-ci, où le multilatéralisme est confronté à des vents contraires importants », a-t-il ajouté, appelant à des efforts soutenus pour garantir que le maintien de la paix reste pertinent et réactif aux défis d’aujourd’hui.
Jean-Pierre Lacroix (à l’écran), Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, informe le Conseil de sécurité.
Combler le fossé
M. Lacroix a noté que l’écart entre les mandats de maintien de la paix et les réalités opérationnelles s’est creusé, affirmant que les efforts déployés dans le cadre de l’initiative Action pour le maintien de la paix (A4P+) ont contribué à le réduire, améliorant l’efficacité des composantes de police dans les missions de l’ONU.
En République centrafricaine (RCA), par exemple, la police de l’ONU renforce les forces de sécurité nationales pour protéger les civils et faire respecter l’Etat de droit, tandis que dans la région contestée d’Abyei, elle a joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre d’une stratégie visant à soutenir l’Etat de droit pour relever les défis de gouvernance entre le Soudan et le Soudan du Sud.
L’ONU améliore également la formation et les opérations de la police.
Un cours révisé pour les commandants de…
Auteur: Nations Unies FR

