L’objectif 2030 fixé par l’ONUSIDA est en train d’être saboté. Et la France y prend toute sa part. En réduisant de 53 % ses aides internationales, l’État français fait un choix clair : celui d’abandonner des millions de personnes à la contamination, la prévention, l’accompagnement et à la privation de soins. Ce n’est pas une fatalité budgétaire. C’est une décision politique. Le gouvernement et Emmanuel Macron devront en répondre.
Pendant ce temps, en France, les diagnostics tardifs persistent. Les jeunes de 15 à 24 ans sont de plus en plus touchés. L’épidémie circule. Elle tue encore. Elle frappe plus durement les plus précaires, les minorités, les personnes migrantes, les travailleur·euse·s du sexe. Et pourtant, on coupe. On réduit. On détourne le regard.
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Nous, drag-kings, drag-queens, drag-queers et créatures du Sidragtion, refusons ce silence organisé. Nous sommes en colère. Politiquement. Nous sommes révolté·e·s. Parce que nos vies ne sont pas des variables d’ajustement. Nous sommes indigné·e·s. Parce que l’inaction tue.
Notre rôle communautaire d’entraide et de lutte contre le VIH/sida, nous l’assumons pleinement. Depuis 2016, nous nous auto-organisons dans 30 villes, durant le week-end du Sidaction, pour collecter des fonds dans les rues et à travers des événements caritatifs, plus de 500 artistes se mobilisent chaque année.
Dans un contexte d’inversion des responsabilités et la banalisation des violences, nous rappelons que le Rassemblement national, l’extrême droite et leurs partisans ont toujours porté des discours et des politiques hostiles à nos existences. Le VIH/sida concentre à lui seul l’ensemble de leurs…
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