À peine installées, les nouvelles municipalités Rassemblement national passent à l’offensive. Leur méthode ? S’attaquer systématiquement à tout ce qui permet aux travailleurs et aux classes populaires de s’organiser, de faire du lien social et de se défendre. Partout en France, le même scénario se répète, alors que l’extrême droite poursuit sa politique de séduction du grand patronat.
S’attaquer aux organisations ouvrières
À Saint-Avold, dans le bassin minier de Moselle-Est, Hervé Simon, le maire fraîchement élu, a par exemple interdit la fête de la CGT. Cet événement populaire avait rassemblé plusieurs centaines de personnes l’année dernière, dans une ambiance familiale et militante, autour de concerts, débats et animations pour les enfants. Dans une région où l’extrême droite prospère, l’objectif est clair : attaquer les organisations qui pourraient faire émerger une contre-tendance.
Mais cette attaque n’est pas un cas isolé, comme le rapporte notamment l’Observatoire des mairies RN. À Carcassonne, le maire RN Christophe Barthès a tout simplement supprimé la mise à disposition de locaux municipaux aux syndicats CFDT, Sud Solidaires, CGT et FSU. Le motif officiel ? Une sombre affaire de réorganisation des espaces. La réalité, c’est que ces syndicats avaient eu le tort de manifester contre l’extrême droite.
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Auteur: Collectif

