Malgré des manifestations massives et calmes : déchainement de violences d’État le 5 novembre


Les images qui n’ont pas été montrées aux Journaux Télévisés


Des cortèges syndicaux chargés et passés à tabac. D’autres massivement gazés. Des attaques ultra-violentes avant le départ de la manifestation parisienne pour voler des banderoles. Des mineurs, des femmes, une personne en fauteuil et un homme âgé frappé·es et blessé·es. Ce sont les terribles images filmées le 5 novembre en France.

Pourtant, la mobilisation a été à la fois massive et calme, et se trouvait sur des parcours balisés et annoncés. Il n’y avait aucune raison à un tel déferlement de brutalité. C’est une nouvelle preuve que la répression n’est pas «provoquée» par les actions des manifestant·es. Même sans barricades ni affrontements ou pillages, la violence d’État blesse, mutile, terrorise.

Le discours, y compris à gauche, affirmant que la police ne ferait que «répondre» est au mieux de la méconnaissance, au pire de la légitimation de l’oppression. Au contraire, les policiers sont moins arrogants et agressifs quand ils font face à des foules déterminées, organisées et qui se tiennent ensemble. Le 5 novembre au contraire, ils ont pu se défouler face à des personnes sans défense.

«C’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense» disait Nelson Mandela. Actuellement, en France, les oppresseurs ont poussé le curseur de la violence très haut, quel que soit le contexte.


Images : Luc Auffret, CLPress, Taragui Media, QG, Lyon Mag, Laawnik, LFI, La presse libre

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Auteur: B