Veni, vidi… et pas vici. Guillaume Kasbarian est venu au ministère de la Fonction publique, il a vu l’état des agents, pour beaucoup en souffrance, mais n’a pas vaincu. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. En moins de trois mois, le très droitier ministre n’a pas fait dans la demi-mesure pour s’attaquer aux fonctionnaires. Absentéisme présumé, éloge d’Elon Musk, volonté de tripler le nombre de jours de carence (d’un actuellement, à trois), les saillies démagogiques ont fusé de sa moustache, seul souvenir qu’il laissera rue de Grenelle.
Mais voilà, lui, comme l’intégralité du gouvernement de Michel Barnier, a été censuré par les parlementaires, à la suite du déclenchement de l’article 49.3 sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui, justement, s’attaquait particulièrement aux droits des fonctionnaires. Cette censure, cependant, n’a pas empêché les agents de la fonction publique de fortement se mobiliser ce jeudi 5 décembre partout sur le territoire.
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Cette mobilisation, appelée par la quasi totalité des organisations syndicales (CFDT, CGT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP) – seule Force Ouvrière manquait à l’appel, préférant organiser un mouvement sur trois jours courant décembre – a été largement suivie. Les agents de la fonction publique d’État étaient 18,62 % à faire grève à la mi-journée, soit plus de 246 000 personnes recensées selon le ministère de la Fonction publique.
L’Éducation nationale en force
Le secteur de l’éducation a particulièrement répondu à l’appel, avec d’importants taux de grévistes. Près d’un enseignant sur trois était en grève, avec un taux de…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

