En ce 6 octobre de mobilisation nationale des lycéens, juché sur la statue de la République, sur la place éponyme à Paris, un adolescent déguisé en Spiderman hurle « la jeunesse emmerde le Front national » (1), tout comme les jeunes et moins jeunes rassemblés, qui reprennent en chœur le slogan. Ils tendent une banderole qui annonce la couleur : « Votre répression n’arrêtera pas notre révolte. » Tous·tes entonnent « La Marseillaise » en cette journée de manifestation dans la capitale, recouvrant le son d’une enceinte qui crache les traditionnelles chansons des manifestations de gauche. Coincés derrière une devanture de café, des professeurs cherchent leurs élèves.
L’hymne célèbre du groupe punk Bérurier Noir.
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Un lycéen commente : « On avance aussi vite que l’ascenseur social » puis précise, en souriant, bousculé par la foule serrée, « en fait on recule ». Un manifestant affirme, lui, que « l’argent il faut aller le chercher chez les actionnaires de Total. Quand il partira, on sera contents, mais il faut exproprier les riches ». « PS collabos ! » scandent quelques-uns en reconnaissant des élu·es du parti à la rose. La foule est agglutinée sur la place. À la fin de la journée les syndicats et associations étudiantes revendiquent 100 000 manifestants à Paris, quasiment le double du chiffre avancé par le ministère de l’Intérieur.
Les lycéen·nes et les étudiant·es en tête, devant les organisations syndicales
En tête de la manifestation, loin devant les organisations syndicales, un cortège…
Auteur: Céline Martelet
