Dix-huit minutes d’autosatisfecit. Onze mois après son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump s’est adressé aux Américains mercredi soir dans une allocution télévisée. Le président des Etats-Unis a cherché à rassurer ses compatriotes sur le bien-fondé de sa politique économique, qui soulève de plus en plus d’inquiétudes dans les sondages outre-Atlantique. Il a ainsi assuré, avec son emphase habituelle, que les Etats-Unis allaient connaître « un boom économique comme le monde n’en a jamais connu ». Il a vanté la baisse des prix sur certains produits, alors que l’inflation globale devrait se maintenir à 3 %, défendu sa politique douanière agressive, et fait valoir les « 18 000 milliards de dollars » prétendument investis en faveur des entreprises et de la sécurité depuis son retour aux manettes.
« J’ai hérité d’un désastre et je le répare », a expliqué Donald Trump, décrivant « un système corrompu et malade », renvoyant une fois de plus la responsabilité à son prédécesseur, Joe Biden. Il s’en est aussi largement pris aux immigrés, accusés d’être à l’origine de la crise du logement, d’avoir « volé » des emplois et « submergé » le système hospitalier. Le milliardaire s’est en revanche montré assez peu loquace sur sa politique internationale, se contentant d’évoquer les « huit guerres » auxquelles il aurait mis fin, sans plus de précision. Interrogé par Public Sénat,…
Auteur: Romain David

