Deux mois après l’incendie qui a ravagé la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), la chasse va ouvrir dimanche 20 septembre. Le plan de chasse triennal prévoit toujours le « prélèvement » de 125 cervidés par an dans le massif.
Ceci alors qu’en juillet, environ 2 000 hectares de forêt, soit près de 10 % du massif, ont été parcourus par les flammes. Plusieurs secteurs incendiés restent d’ailleurs interdits d’accès en raison notamment du risque de chute d’arbres fragilisés par le feu. Cela concerne près de 2 500 hectares sur 22 500.
Dans ce contexte, la reprise des tirs est fortement contestée. Une pétition nationale lancée après l’incendie, qui comptait plus de 500 000 signatures le 18 septembre, appelle ainsi à un « moratoire immédiat ».
Des associations et des naturalistes demandaient aussi un répit pour la faune, très affectée par le désastre. L’association Pour une forêt vivante réclame ainsi une suspension d’un an de la chasse dans l’ensemble du massif. « Nous devons laisser la faune se reposer et suspendre pendant un an la chasse sur l’ensemble du massif forestier », a défendu auprès du Progrès son président, le photographe animalier Yannick Dagneau, qui décrit des conséquences apocalyptiques de l’incendie : « Sur cette zone, toute la petite faune — hérissons, reptiles, insectes, mustélidés — y est passée. La grande faune, les cerfs, biches, chevreuils, sangliers, renards, blaireaux, a fui et s’est déplacée. »
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L’association Projet Animaux Zoopolis exige, elle, trois années de pause dans les forêts sinistrées. Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg, a plaidé dans le HuffPost pour un report d’au moins un mois : « L’ouverture de la chasse est surréaliste, inacceptable. La faune sauvage a besoin de…
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