Des combats étaient en cours samedi 25 avril à la périphérie de la capitale malienne Bamako et dans plusieurs localités dans l’intérieur du pays entre militaires et « groupes terroristes » ayant attaqué notamment des casernes, a annoncé l’armée malienne dans un communiqué.
Auparavant, des témoins avaient signalé des assauts dans plusieurs zones du pays. « Des groupes armés terroristes, non encore identifiés, ont pris pour cibles tôt ce matin du 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur » du Mali, affirme l’armée malienne dans ce communiqué.
Le Mali, pays sahélien dirigé par une junte, est en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences djihadistes. À Bamako, les rues sont désertes et des déflagrations sont entendues par intermittence vers 09 h 00. Les tirs sont entendus du côté de la base 101 de Senou, zone où se trouve aussi l’aéroport. Les détonations sont souvent espacées de quelques minutes avant de reprendre avec la même intensité.
Attaques coordonnées sur plusieurs fronts
À Bamako, des hélicoptères tournaient aussi samedi matin au-dessus de la capitale, dans les environs de l’aéroport. Des tirs très intenses étaient aussi entendus samedi dans la ville voisine de Bamako, Kati, qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, d’une source sécuritaire et d’un élu. Sur les réseaux sociaux, des habitants de Kati et de la zone aéroportuaire ont publié des images de leurs maisons détruites par les déflagrations.
Ces attaques n’ont pas encore été revendiquées samedi. Outre Bamako et Kati, ces tirs ont aussi été entendus tôt samedi, selon des témoins, à Gao, plus grande ville du nord du Mali, Kidal, dans la même région, et dans la localité de Sévaré. Le Mali est dirigé par des militaires arrivés au pouvoir par deux coups d’État en 2020 et 2021.
Le pays est confronté…
Auteur: La Croix (avec AFP)

