« Ça met en évidence la fragilité de ces forces maliennes et de ses supplétifs russes », juge Vincent Hugeux, journaliste et spécialiste de l’Afrique. Depuis le 25 avril, le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans, affilié à Al-Qaïda, et ses alliés du Front de libération de l’Azawad ont lancé une série d’attaques contre la junte militaire au pouvoir. Depuis le 28 avril, les forces rebelles ont engagé un blocus de la capitale Bamako. Dans les combats, les forces de la junte militaire ont perdu le contrôle de la ville de Kidal au nord du pays et le ministre de la Défense et numéro 2 du régime, Sadio Kamara a été assassiné dans un attentat.
« La conquête de la totalité du pays par la force n’est pas l’objectif »
La junte militaire, au pouvoir depuis 2021, se retrouve en difficulté face à l’alliance des mouvements djihadistes et indépendantistes Touaregs du pays. Pour rappel, en 2012 la France était intervenue militairement à la demande des autorités maliennes alors que les forces Touaregs et djihadistes marchaient sur Bamako. Aujourd’hui, cette coalition cherche à faire plier le régime. « La conquête de la totalité du pays par la force n’est pas l’objectif. Il s’agit de discréditer le pouvoir en place de montrer ses failles et ses faiblesses pour obtenir a minima un régime djihado-compatible, pour islamiser le régime. Qu’il s’agisse des effectifs, des équipements, des cadres, les djihadistes et…
Auteur: Henri Clavier

