Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Alioune Tine, Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali s’est inquiété du « verrouillage sévère de l’espace civique et de la répression systématique des libertés d’expression et d’opinion, de presse, de réunion pacifique et d’association, ainsi que du développement préoccupant de l’autocensure ».
« Je note, entre autres, avec préoccupation la dissolution depuis décembre 2023 de plusieurs organisations de la société civile par le Gouvernement du Mali », a affirmé M. Tine, qui présentait son dernier rapport en sa qualité d’Expert indépendant.
Entre 2022 et 2023, les abus ont augmenté de 85%
Depuis décembre 2023, au moins quatre organisations ont été dissoutes, dont la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) et l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali,
Face à ces restrictions, l’expert exhorte les autorités maliennes à garantir le plein respect et la protection de la liberté d’expression et d’opinion, de presse, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association, conformément à la Constitution et aux lois du Mali.
D’une manière générale, Alioune Tine fait état d’une « détérioration continue » de la situation des droits humains et de la protection des civils. Selon des informations récentes, entre 2022 et 2023, les violations et atteintes aux droits humains ont augmenté de 85%. Dans le même temps, les abus et atteintes au droit à la vie ont augmenté de 27%; et les cas de violences basées sur le genre documentés ont augmenté de 12%.
Par ailleurs, entre novembre et décembre 2023, le nombre d’écoles fermées pour cause d’insécurité/de crise humanitaire a augmenté de 2,59%. Cette situation prive près de 495.000 enfants de leur droit à l’éducation, « une véritable bombe sociale à l’horizon ».
Dégradation rapide de la…
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Auteur: Nations Unies FR

