Le document publié mercredi dresse un bilan complet sur une stagnation dans la lutte contre la mortalité infantile, alors que « les investissements dans la santé infantile figurent parmi les mesures de développement les plus rentables ».
D’après le rapport intitulé Taux et tendances en matière de mortalité infantile, si la mortalité infantile a diminué de plus de moitié depuis 2000, les progrès ont ralenti de plus de 60 % depuis 2015.
La malnutrition aiguë sévère tue plus de 100 000 enfants
Sur les 4,9 millions d’enfants morts à travers le monde, le rapport a calculé pour la première fois que 100 000 sont morts de malnutrition aiguë sévère.
« Le bilan est bien plus lourd si l’on prend en compte les effets indirects, car la malnutrition affaiblit l’immunité des enfants et augmente leur risque de mourir de maladies infantiles courantes », écrit le rapport.
Le Pakistan, la Somalie et le Soudan figurent parmi les pays qui enregistrent le plus grand nombre de décès directement liés à la malnutrition.
« Aucun enfant ne devrait mourir de maladies que nous savons prévenir. Nous observons toutefois des signes inquiétants indiquant que les progrès en matière de survie de l’enfant marquent le pas, et ce au moment même où nous assistons à de nouvelles coupes budgétaires à l’échelle mondiale », a déclaré Catherine Russell, cheffe de l’UNICEF.
Deux bébés couchés partagent le même lit à la maternité Al-Helal Al-Emirati de Rafah.
Prématurité et accouchement
Toujours selon l’étude, les décès de nouveau-nés représentent près de la moitié de l’ensemble des décès d’enfants de moins de 5 ans, un constat qui témoigne du ralentissement des progrès dans la prévention des décès survenant au moment de la naissance.
Les principales causes de mortalité chez les nouveau-nés sont les complications liées à la prématurité (36 %) et celles survenant…
Auteur: Nations Unies FR

