La joie de la victoire est communicative : un peu partout dans le monde, on s’est réjoui du triomphe de Zohran Mamdani lors des élections à la mairie de New York. Aux États-Unis, bien entendu, où les opposants à Trump ont vu briller une lueur d’espoir, mais aussi en Europe, où cette victoire a semblé galvaniser les gauches. Podemos en Espagne, LFI en France et Die Linke en Allemagne ont salué l’exploit avec une gourmandise plutôt justifiée : le jeune édile n’a-t-il pas prouvé qu’on peut vaincre la droite extrême des milliardaires à la condition de porter un puissant discours de transformation sociale et en assumant fièrement sa radicalité sur les grands sujets internationaux, notamment sur le génocide à Gaza ? Chez les écologistes, Marine Tondelier, candidate déclarée à l’élection présidentielle, a immédiatement salué sur X « une source d’espoir incroyable et une inspiration pour la gauche qui ne renonce ni à ses valeurs, ni à gouverner pour changer la vie des gens maintenant ».
De leur côté, les socio-démocrates, à l’instar du candidat du PS à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire, se sont réjouis de voir la gauche gagner en faisant mine de considérer le vainqueur-surprise comme l’un des leurs et en passant sous silence la radicalité de ses positions. Partout en Europe, les déclarations de ce type se sont multipliées. Bref, ils étaient nombreux, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, à tenter de s’approprier une part de la victoire, parfois au prix de quelques acrobaties.
La palme du grotesque revient sans conteste à Marion Maréchal Le Pen, qui a estimé sur X que « la métropole américaine pourrait devenir une ZAD pro-Hamas à ciel ouvert ».
Ce concert de louanges a tendance à faire oublier, cependant, que la réaction du camp opposé a été virulente, pour ne pas dire féroce. De l’extrême droite au centre droit, nombreux sont ceux qui sont tombés à bras raccourcis…
Auteur: Le Média

