Depuis le mois de septembre, ça bouge dans un magasin Lidl de Nantes
Les salarié-es de la grande distribution, qui étaient félicité-es d’avoir tenu la première ligne pendant le confinement de 2020, subissent une précarité et un isolement au travail qui les empêchent trop souvent de se mobiliser. Mais au Lidl de Chevreul, dans le quartier populaire du bas-Chantenay, à Nantes, une équipe parvient à tenir une lutte déterminée depuis la rentrée.
A l’origine du mouvement de colère : une banale négociation pour des salaires moins misérables qui a révélé le fonctionnement mafieux des patrons du magasin. La direction a refusé en bloc les revendications des salarié-es, en a même profité pour augmenter la pression – donc les profits – à travers un management toxique.
Une étape a été franchie avec le harcèlement et l’agression d’un salarié du magasin. Les membres de la direction l’ont isolé avant de le menacer physiquement, de l’insulter, de proférer des insultes racistes. Le salarié victime a refusé de baisser la tête. Cette agression a été la goutte de trop : «Harcèlement, burn-out, dépression, humiliation, mépris, c’est ce à quoi on est tous quotidiennement exposés. Ce qui se passe, c’est pas juste dans notre Lidl, mais dans tous les Lidl […] on ne vaut rien pour eux, la preuve, il y a des intérimaires aujourd’hui pour nous remplacer» rapportait une travailleuse.
Le 14 octobre dernier, alors que l’action pour une flambée des colères était étouffée par la police à Atlantis, un piquet de grève était organisé devant l’entrée du magasin, soutenu par la secton CGT de Lidl. Le magasin n’avait pu ouvrir qu’en ayant recours à des intérimaires pour remplacer les grévistes, ce qui est strictement interdit par le code du travail. Le but était de rendre la grève inopérante mais la technique vicieuse de la direction n’aura que renforcé la détermination des grévistes.
Désormais,…
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Auteur: B

