Manger des fruits et légumes bio serait associé à une baisse du risque de contracter un cancer du sein post-ménopause, selon une étude menée par une équipe de chercheurs en épidémiologie nutritionnelle française, publiée en mai dans l’American Journal of Clinical Nutrition, et relayée par Le Monde.
Les chercheurs ont suivi pendant sept ans 31 000 personnes. Au cours de cette période, 1 718 d’entre eux ont contracté un cancer, dont 284 cancer du sein post-ménopause. Grâce à un questionnaire détaillé adressé aux membres de la cohorte, les scientifiques ont pu estimer leur consommation de produits bio et conventionnels, et étudier s’il existait un lien entre les habitudes alimentaires et le risque de tomber malades.
Une réduction d’environ 10 % du risque de contracter un cancer du sein
D’après leur analyse, chaque incrément de 100 grammes de fruits et légumes conventionnels remplacés quotidiennement par leurs équivalents bio est lié à une réduction d’environ 10 % du risque de contracter un cancer du sein post-ménopause. L’association est « très robuste », a signalé à nos confrères du Monde l’épidémiologiste Emmanuelle Kesse-Guyot, directrice de recherche à l’Inrae, qui a coordonné ces travaux.
Les effets de la catégorie socioprofessionnelle et du type de métier exercé, de la qualité générale de l’alimentation, de la consommation d’alcool et de tabac, de l’activité physique, des antécédents familiaux de cancer, du surpoids (indice de masse corporelle), ont aussi été pris en compte dans leur analyse.
Ces résultats vont dans le sens d’autres travaux, notamment ceux de l’étude épidémiologique NutriNet de 2018, menée par une équipe de l’Inra, de l’Inserm, de l’Université Paris 13 et du Cnam sur 68 946 personnes. Une diminution de 25 % du risque de cancer avait été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio, par rapport aux…
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