Plus les années passent, plus une partie croissante de la population mondiale prend conscience des enjeux éthiques et environnementaux liés à la consommation des produits animaux. Mais pour certains, l’argument financier demeure le premier critère à entrer en ligne de compte. À tort ou à raison ? Comparaison.
Certains aliments végétaux peuvent donner l’impression d’un régime plus dispendieux que la moyenne et hors de portée des classes populaires. Si cette affirmation est contestable à de nombreux égards, d’autres aspects restent cependant fondés, mais alimentés par l’orientation des pouvoirs publics ainsi que certaines entreprises qui visent encore une clientèle restreinte et aisée.
Comparer ce qui est comparable
Si l’on veut procéder à une comparaison honnête et équitable, il convient d’abord de mettre sur la table des produits comparables ; autrement dit similaires d’un point de vue nutritionnel.
Pour se faire une idée, sans prétendre fournir des données exhaustives et scientifiques, Mr Mondialisation s’appuiera ici sur les articles disponibles dans une grande enseigne française : Leclerc, dans une ville de province, Marsannay-la-Côte, en août 2025, hors promotions.
Quand on cherche un équivalent à la viande dans le rayon végétal, on pense inévitablement aux légumineuses. Et celles-ci restent bien moins onéreuses au kilo que la viande classique traditionnelle. Les indications apportées dans cet article concernent des denrées crues et non cuisinées.
Des produits bruts végétaux, bien moins chers
Ainsi, pour un kilo de haricots blancs, on devra débourser 3,26 €/kg, 2,08 €/kg pour des pois cassés, ou 3,26 € pour des lentilles vertes. Même en allant chercher dans le bio, on montera au maximum à 4,30 €/kg pour des pois chiches et 6,12 €/kg pour des lentilles de corail.
La viande,…
Auteur: Simon Verdiere

