Aux alentours de Toulouse, la mobilisation n’a pas faibli depuis la journée de manifestation du 22 avril dernier. Ce samedi, l’appel a été lancé pour une nouvelle journée de protestation contre l’autoroute A69, rassemblant cette fois encore des personnes venues des quatre coins de la France.
« On sort d’une longue phase de tension après des grèves de la faim qui ont duré plus de 40 jours et se sont terminées par des grèves de la soif de 3 militants du GNSA.
Durant ces 43 jours, on a tout fait pour établir un dialogue avec les porteurs du projet, c’est-à-dire Carole Delga, Emmanuel Macron, Clément Beaune. On en est ressortis très déçus, très amers, étant donné que ça s’est finalement terminé par une suspension de 3 jours des abattages, selon le ministère, mais qui en réalité se poursuivaient.
On a eu le sentiment pendant ces trois jours qu’il y avait une volonté de mettre de l’huile sur le feu”.
“ Il y a 85 000 signatures sur une pétition, 2000 scientifiques qui dénoncent cette autoroute et 150 agriculteurs opposés. Il y a aussi le commissariat général de l’investissement qui dénonce une autoroute parallèle à une route publique qui n’est pas du tout saturée et qui serait déficitaire.
Il y a une volonté de criminaliser la lutte parce qu’ils sentent très bien qu’on a gagné la bataille de l’opinion publique”.
Voilà pour le contexte, expliqué par des militantes et militants de La Voie Est Libre et Extinction Rébellion Toulouse. La revendication est claire : la suspension du chantier le temps de mettre en place un projet avec une expertise socio-économique indépendante et une consultation citoyenne.
Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, veut maintenir le projet coûte que coûte, malgré le désaveu d’Olivier Faure sur le sujet – Crédit : Alain Pitton
Tous les jours des arbres abattus
Ce samedi 21 octobre, près de 10 000 manifestantes et manifestants se…
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Auteur: Marine Wolf

