Depuis 30 ans, les fachos défilent le 9 mai dans Paris pour commémorer la mort d’un des leurs, tombé d’un toit en marge d’une manifestation identitaire organisée par le GUD. Ce défilé de l’extrême droite française et européenne est connu sous le nom de Comité du 9 mai ou C9M. Une riposte antifasciste s’est très vite organisée, et a mené à l’interdiction de leur marche en 2008.
Après s’être essoufflée au milieu des années 2010, le C9M connaît une résurgence en 2023, et près de 500 fachos et nazis ont défilé fièrement dans Paris en 2024 en arborant leurs croix celtiques.
Cette année encore, le C9M compte défiler le samedi 10 mai de manière toujours plus décomplexée. Cela s’inscrit dans un contexte double de montée du fascisme et de criminalisation grandissante des antifas à travers le monde. Les fascistes s’organisent chez nous, à tous les échelons de la société, aussi bien institutionnel (RN) que militant. Le 16 février 2025, des militant-e-s antifascistes de Young Struggle se sont fait-e-s attaquer au couteau par des fachos criant « Paris est nazi et Lyon aussi », lors d’une projection dans Paris.
Les fachos osent désormais s’immiscer dans nos manifs. Partout en France, des mosquées sont attaquées et incendiées. C’est l’offensive raciste du pouvoir en place, qui se diffuse dans toute la société, qui les galvanise autant : Attaques contre les sans-papiers, islamophobie à tout va. Ce 18 mars dernier, l’État a fait expulser les mineurs isolés de la Gaîté lyrique et a organisé une véritable chasse à l’homme dans tout Paris, qui s’est soldée par un déferlement de violences physiques et racistes. Forcément, les fachos se sentent comme un poisson dans l’eau.
Malgré les violences et la répression, la riposte antifasciste continue d’exister, organisation collective dans nos villes, quartiers et manifestations antiracistes et antifascistes comme celles entourant le 22 mars,…
Auteur: IAATA

