Bure (Meuse), reportage
« Andra dégage ! Résistance et sabotage ! » Départ à 14 heures, le 20 septembre, pour une boucle de 7 km partant de Mandres-en-Barrois et passant par la Maison de la résistance à Bure. Objectif : dénoncer, encore une fois, Cigéo, le projet d’enfouissement de 85 000 m3 de déchets nucléaires.
Haut en couleur, le cortège d’environ 1 500 personnes (700 selon la préfecture) rassemble des drapeaux jaunes de la Confédération paysanne, roses de Solidaires, rouge d’Attac, verts de Greenpeace ou encore le drapeau de la Palestine et les écharpes des élus locaux et nationaux, parmi lesquels Mathilde Panot (La France insoumise) et Sandrine Rousseau (Les Écologistes). « C’est la première fois que le mouvement climat appelle à une manifestation antinucléaire », souligne au micro Angélique Huguin, Meusienne et coordinatrice juridique des Fronts contre Cigéo, avant d’appeler à marcher pour le climat le 28 septembre.
« Cet aspect ultra-unitaire est inédit », sourit Yasmina, citant les bus venus de Nantes, d’Alsace, de Lyon et de Paris, et « la présence de camarades de La Hague, d’Allemagne, d’Italie et du Japon ».
Yûki Takahata, de l’association Yosomono Net, a fait le déplacement depuis Paris, alors qu’on commémore cette année les 80 ans de l’horreur des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, au Japon : « Il faut rappeler que le nucléaire n’apporte que souffrance, maladies et mort pour les futures générations, pour l’éternité. Il faut continuer à transmettre nos connaissances aux jeunes générations. » Elle observe avec espoir « un renouveau de la lutte, avec beaucoup de jeunes sur place ».
Olivier, paysagiste des Ardennes, parle lui aussi de « renaissance du mouvement alors que les travaux [de Cigéo] vont bientôt commencer ». Il se souvient être venu il y a des années : « Symboliquement, on avait semé du blé là…
Auteur: Amanda Jacquel

