Ce jeudi 11 juin, dans un contexte de forte répression du mouvement étudiant contre le décret-programme II, le président du Rassemblement national (RN, extrême droite en France), Jordan Bardella, est invité au Parlement flamand pour une conférence. Contre sa venue, une contre-manifestation antifasciste est organisée sur l’esplanade Madou à 18h.
Jordan Bardella est invité par le Vlaams Belang, parti d’extrême droite flamand, pour qu’il présente à Bruxelles, à un an de l’élection présidentielle française, sa « vision de l’avenir de l’Europe et des nations libres ». En plus de sa prise de parole, le président du parti d’extrême droite flamand, Tom Van Grieken, interviendra également.
Le RN, qui s’appelait avant Front National, a été fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen, un fasciste, ancien parachutiste de la guerre d’Algérie accusé de torture. Le parti a été créé en rassemblant d’anciens collaborateurs du régime de Vichy, des nostalgiques de l’Algérie française, des négationnistes et des néo-fascistes. Le RN entretient des liens étroits avec toute l’extrême droite européenne, des nostalgiques du IIIe Reich aux néo-fascistes italiens.
« Y a-t-il quoi que ce soit, dans le discours de Jordan Bardella, qui soit interdit par la loi ? »
( Georges Louis Bouchez, président du MR)
Le Vlaams-Belang et le RN sont tous deux partis d’extrême droite au projet politique néofasciste ; théorie raciste du grand remplacement, déportation de masse et criminalisation des personnes non-blanches, contrôle sur le corps des femmes et politiques anti-LGTB, exploitation sans foi ni loi des travailleur·ses au profit du patronat, …
C’est donc face à la dangerosité des projets politiques portés par les dirigeant·es de ces deux partis d’extrême droite qu’un contre-rassemblement antifasciste est organisé.
Dans son appel, la coordination antifasciste de Belgique indique :
« Le Rassemblement…
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