Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

Après les mobilisations du 17 octobre, un nouveau week-end de tensions est à craindre, notamment à Orléans où se tient samedi et dimanche le congrès du Rassemblement national. 20 000 à 30 000 personnes sont attendues samedi, dont le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, la patronne des écologistes, Marine Tondelier, ou encore le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, pour manifester leur opposition à l’extrême droite.

Ne pas considérer le RN comme un parti comme les autres : une constante au PS

« Ce qui m’inquiète, c’est la banalisation de l’extrême droite. Ce qui m’inquiète, c’est le fait que personne ne veuille voir que ce parti, l’année prochaine, peut effectivement exercer le pouvoir et qu’il peut instaurer une xénophobie d’État », a justifié Olivier Faure, qui marque, au passage, ostensiblement une différence d’appréciation avec le candidat désigné par son parti à la présidentielle. Raphaël Glucksmann a, lui, estimé que sa place n’était pas dans cette manifestation, mais dans le fait « de porter le fer, dans cette élection, contre le projet de Marine Le Pen ».

L’actuel Premier secrétaire s’inscrit dans une tradition au Parti socialiste. « La stratégie d’Olivier Faure, qui consiste à revenir sur cette dédiabolisation du RN et de ne pas le considérer comme un parti comme les autres. C’est une constante du PS depuis le milieu des années…

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Auteur: Simon Barbarit