Manifestation du 17 octobre : des scènes d’émeutes et des pillages à l’issue de la mobilisation

Vitrines brisées, pillages et voitures incendiées, sirènes lancinantes et bâtiments officiels attaqués : de nombreuses rues offraient un paysage de désolation à l’issue de la journée de mobilisation qui a rassemblé 550 000 personnes, selon le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez, et 800 000, selon les organisateurs (gilets jaunes, lycéens et étudiants, salariés, militants pour le climat et antifascistes).

« Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos », car il n’y a « aucune place pour la violence dans notre République », a affirmé Emmanuel Macron sur X, en assurant que ceux qui ont « cassé » et « pillé » en marge des manifestations seront « poursuivis et punis ».

Le premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi dénoncé sur X « une violence d’une extrême intensité » et apporté « tout » son soutien aux forces de l’ordre. Il présidait samedi soir la cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences de la journée, a fait savoir Matignon.

À Paris l’ambiance festive place de Clichy, à l’issue d’une manifestation dans le calme, contrastait avec les scènes d’affrontements qui se poursuivaient en début de soirée aux alentours de la place de la République, où les tensions ont débuté dès la mi-journée, avant le départ du défilé. Elles sont allées crescendo dans divers quartiers de la capitale lors d’une journée qui a rappelé certains des samedis de mobilisation des gilets jaunes en 2018-2019.

Un cortège non déclaré a été refoulé dans l’après-midi par les forces de l’ordre alors qu’il se dirigeait samedi vers le palais de l’Élysée.

Des rues « méthodiquement ravagées »

« Des rues entières ont été méthodiquement ravagées », a déploré le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, selon qui le bilan des violences sera d’une « ampleur…

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Auteur: La Croix (avec AFP)