Manifestation du 7 novembre : à Montpellier, la contestation cherche encore sa stratégie

Pour la quatrième semaine consécutive, plusieurs milliers de personnes ont défilé ce samedi 7 novembre à Montpellier, malgré l’interdiction préfectorale de manifester dans le centre-ville. Le cortège était joyeux mais erratique. Il laisse en suspens la question qui fâche : grève reconductible, actions ciblées, manif monstre… et maintenant, c’est quoi le plan ?

« Il vaut mieux avoir un mauvais plan que pas de plan du tout », disait Viktor Kortchnoï, grand maître soviétique des échecs. Aux échecs, établir un plan, c’est analyser la position et se fixer un objectif : placer efficacement ses pièces, chercher (ou créer) une faiblesse dans le camp adverse pour s’y infiltrer, de repérer les coups tactiques à exploiter… Ce samedi 7 novembre à Montpellier, pour la quatrième semaine de mobilisation consécutive contre la vie chère et en soutien au mouvement lycéen, les plus de 5 000 manifestants ont = longtemps donné l’impression d’avancer sans plan. Le cortège a erré en périphérie d’un centre-ville cadenassé, contraint à des demi-tours successifs par les cordons de police. Le tout, surveillé par un hélicoptère volant à basse altitude « Être là pour contester les interdictions de manifester, c’est déjà un objectif », rétorque une manifestante, le nez enfoui sous un masque FFP2.

Car l’Écusson était, une fois de plus, zone interdite. La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, avait annoncé dès vendredi un arrêté préfectoral. Selon Midi Libre, elle invoquait la nécessité de « protéger les commerçants et d’éviter les cortèges sauvages ». Ce n’est pas une première. Jeudi déjà, d’après InfOccitanie, la préfecture maintenait l’interdiction des rassemblements dans le centre-ville entre 8 heures et 22 heures. Elle justifiait cette décision par les incidents survenus dans l’Écusson les samedis 17, 24 et 31 octobre. Et dès le 8 octobre, aux premiers jours de la…

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Auteur: Le Poing